ALE - Onem : quel impact pour l'ALE douroise ?

DSC02302[1].jpgUn arrêté royal impose aux agences locales pour l'emploi de renflouer les caisses du fédéral.

Cet arrêté autorise l'ONEm à leur réclamer 3,5€ par titre-service écoulé entre 2004 et 2008.

Mission impossible pour ces structures, menacées de mettre la clé sous le paillasson.

Quel est l'imapct sur l'ALE titres-services de Dour ?

Des ALE (Agence Locale pour l'Emploi), il en existe énormément en Belgique. Certaines sont privées et d'autres publiques (ç-à-d qu'elles dépendent des communes).

Dour possède une ALE de ce type située à la Place Emile Vandervelde (à côté de la Maison du Peuple).

Nous avons rencontré Martine Coquelet, présidente de l'ALE douroise, afin de connaître l'impact de cet arrêté à Dour. Et le moins que l'on puisse dire c'est que cela ne sent pas très bon.

 

A l'ALE douroise, 72 aides-ménagères et 5 employés y travaillent.

Un arrêté prévoit que l'ONem puisse réclamer 3.5€ par titre-service écoulé entre 2004 et 2008.

A Dour, ce qui est réclamé par l'Onem représente 80% des fonds propres (+900000€ !!!). Comment, à partir de cela, faire pour continuer les activités ?

Une réunion d'informations auprès des travailleurs s'est déroulée jeudi soir. Le but étant de les rassurer sur les mesures qui seront prises. Ces mesures consistent en la mobilisation d'autres ALE (Namur a déjà accepté. D'autres des environs doivent encore prendre leur décision en Conseil d'Administration) afin de déposer un recours via un cabinet d'avocats.

Si, au départ, l'arrêté avait prévu que ces réclamations se feraient au cas par cas, le texte final autorise l'Onem a réclamé ces sommes de façon globale.

Les employés engagés à l'époque sous subsides ont, à la fin de ces contrats subsidiés, étaient réengagés sur fonds propres. Une politique de perrenisation des emplois et de sécurité pour les employés a été préférée au licenciement sec. Signe de bonne gestion, cette politique devra peut-être être repensée à l'avenir vu la situation.

Si l'Onem persiste à réclamer les sommes dûes, l'entreprise devra redémarrer à zéro, ce qui la mettra, il va sans dire, en péril.

Si Martine Coquelet rassure en disant que ce n'est pas à cela qu'il faut penser pour l'instant, elle n'écarte pas la possibilité de vendre le bâtiment afin de pouvor continuer les activités.

L'ALE douroise était en plein développement avec la création d'une centrale de repassage et un projet d'insertion sociale.

Cet arrêté leur coupe l'herbe sous le pied et il faudra espérer que le recours soit pris en compte afin que l'entreprise perrenise ces projets.

 

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