Cherche toit pour 16

Capture d’écran 2013-04-13 à 11.05.59.pngArrivée à Dour en 2008, une famille d’origine slovaque composée de 16 personnes vit dans une maison de la rue de France à Dour. Le propriétaire vient de l’informer de son souhait de reprendre son bien. Du coup, la famille cherche un nouveau toit. Un seul logement ne sera pas possible, annonce d’emblée le Logis Dourois.

C’est Frantisek, le patriarche de cette famille très nombreuse, bientôt 65 ans, qui nous ouvre la porte de cette habitation de la rue de France à Dour. L’homme semble heureux de pouvoir expliquer son problème qui le préoccupe depuis un mois, depuis que le propriétaire de la maison a annoncé son intention de réaliser d’importants travaux. Du coup, la famille Balaz dispose de cinq mois pour trouver un nouveau logement. Ce qui ne sera pas simple... Frantisek est né en Tchécoslovaquie (à l’époque ce pays n’était pas encore divisé) comme la plupart des membres de sa famille. Voici une dizaine d’années, des skinheads ont attaqué la famille Balaz à coups de batte de base-ball. La raison ? Leur origine ethnique. De très violentes scènes de coups qui ont coûté la vie à l’épouse de Frantisek. « Le problème est que la police slovaque est également raciste », explique le sexagénaire dans un français approximatif. D’abord hébergés au Petit-Château à Bruxelles, les Balaz ont ensuite été accueillis à Dour dans une maison (pas un logement social) ne disposant ni de salle de bain, ni d’eau chaude pour un loyer tout de même de 500 euros. La galère ! Mais au moins, les Balaz sont réunis sous un même toit et se sentent en sécurité, ce qui n’était plus le cas en Slovaquie après le décès de l’épouse de Frantisek, de même que les menaces de mort répétées sur d’autres membres de la famille. Un rapport médical rédigé par un médecin dourois évoque « un syndrome de stress post-traumatique collectif important. »

Capture d’écran 2013-04-13 à 11.13.32.png

Lire la suite de l'article...

Deux fils du sexagénaire ont pu décrocher un job en tant qu’article 60 à la commune de Dour, tandis que Magdalena (24 ans), l’une des filles, perçoit des allocations de chômage. Autant dire que les rentrées financières sont maigres...

UNE SEULE MAISON : IMPOSSIBLE

« Nous avons introduit une demande auprès du Logis Dourois pour trouver deux ou trois maisons, raconte le père, mais on nous répond toujours qu’il faut attendre. Et le temps presse... »
Pour la présidente du Logis Dourois, Alessia Abraini, il ne sera pas possible d’héberger les Balaz sous le même toit. « Nous ne possédons pas de maison équipée de cinq chambres, explique la présidente. De même, ils voudraient pouvoir s’installer dans trois maisons attenantes les unes aux autres, ce qui est tout autant impossible. Une solution serait de se désolidariser par groupes plus petits. » La présidente du Logis Dourois espère bien trouver une solution.

« Par contre, je ne peux garantir que nous aurons trouvé plusieurs logements dans un délai de cinq ou six mois ».

Lien permanent Catégories : Dour

Commentaires