Cambriolages: la priorité de l'été pour les polices de Mons-Borinage

836217943_B975931532Z.1_20150628204542_000_G2H4OV1UD.3-0.jpgLes vacances se profilent. De nombreux domiciles vont alors rester vides, sans surveillance. C’est une période faste pour les cambrioleurs et autres bandes organisées. Nous avons fait le point avec les différentes zones de police sur les menaces qui planent sur la région.

Le cambriolage est un risque qui guette chaque vacancier. Alors que de nombreux domiciles sont désertés, les voleurs et bandes organisées sont de sortie pour entamer ce qui est pour eux l’une des périodes les plus fastes de l’année. Ce phénomène des cambriolages n’est pas neuf et, bien qu’il soit en légère diminution, d’après les services de police, il est toujours le principal délit. La manière de faire reste classique : un individu sonne à la porte et si personne ne répond, il en conclut que la maison est vide.

Si les modus operandi ne varient pas grandement, il peut d’abord y avoir une phase de repérage pour les bandes organisées. «  Elles restent une journée ou bien plusieurs jours dans un quartier bien précis et commettent principalement des vols d’habitation pour des bijoux, de l’argent…, dit Philippe Borza, commissaire de la zone de police Mons-QuévyIl peut aussi s’agir de bandes locales ; là ce sont plutôt des vols d’opportunité. Les voleurs remarquent qu’une habitation est vide et ils prennent ce qu’ils ont le temps d’emporter  », poursuit-il.

Dans les Hauts-Pays aussi, les bandes organisées ont déjà sévi auparavant. «  C’est sporadique, par périodes, note le commissaire Frédéric Carton, chez de la zone de police des Hauts-Pays. Ce sont principalement des vols d’habitation et très peu de vols de véhicules… Les voleurs sont frontaliers, ils viennent principalement de France dans notre zone.  »

Dans le Borinage par contre, les bandes de voleurs viennent des pays de l’Est. «  On le voit au modus operandi, quand une même rue est visitée une même nuit, explique le commissaire Marcel Staelen, chef de la zone de police boraine. Il y a aussi la mouvance locale, des vols commis près des grands axes, c’est peut-être une bande organisée ?  », suppose le commissaire.

Il constate aussi un petit changement dans le déroulement des vols : «  avant, les cambriolages avaient plutôt lieu la nuit alors que maintenant, ça peut être n’importe quand. Il n’y a plus de créneau horaire plus sensible  », commente-t-il.

Du côté de Jurbise aussi, des bandes issues de pays de l’Est ont sévi l’année dernière, mais plus pour le moment. «  C’est le calme plat  », annonce Jean-Luc Martin, le commissaire de la zone de police Sylle et Dendre.

 

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